SERIE MUROS DE CIUDAD

C’est dans la rue où nous nous trouvons avec les autres,
nous nous croisons, nous nous comparons, nous nous testons
c’est dans la rue qui dorment ceux qui n’ont rien
c’est dans la rue que les gens manifestent collectivement
c’est dans la rue que l’artiste, ouvrier, enfant, femme et homme… se plaignent, crient ou chuchotent… un murmure ruminant, continu, qui rend sourd son propre esprit. Et là les murs de la ville, deviennent le support du plus libérateur exercice d’expressivité.

Dire ce qu’on ressent, ce qu’on pense, ce que nous voulons ou détestons, le dire parfois dissimulé dans la nuit à la vitesse qui pousse ce qui doit sortir… inscrit, collé, gribouillis, gravé dans les murs.
Marcher, voir, me reconnaître dans les sentiments des plusieurs autres.
La voix de l’art, la plus urgente, manifestation vitale, furie domptée, dans les gestes de tant d’autres… a fait que je recrée, évoque des fragments de ces murs et des dires étouffées…
Un clou constamment avançant le long du mur, le pénétrant, l’imprimant. Geste atavique de ce ressentir qu’on reconnait et que d’autres font taire, sous le pseudonyme de l’ordre et de l’harmonie, harmonie absente tant que la distribution de la richesse ne sera pas équilibrée.
Capitalisme féroce qui nettoie dans ses murs, comme Lady Macbeth, le sang de ses mains.
Peignez !! Peignez les murs !! C’est une façon de les traverser.

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